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11 sept. 2016

Ce moment où on me dépose bébé contre moi, cet instant merveilleux dont je n'ai pas pu profiter...

Aujourd'hui je suis là, devant mon ordinateur et cette envie de vous parler de ce moment qui m'a fait mal, ce moment où mon coeur c'est mit à pleurer. Remontons un peu le temps pour ce rendre au 2ème plus beau jour de ma vie, celui où mon fils a poussé son premier cri. 

Mon accouchement c'est très bien déroulé, le travail a été plus que rapide, et oui, seulement 2h! Bref, c'était un accouchement rêvé pour ma part. Vient alors le moment, ce moment tant attendu où on me pose mon petit être contre moi. Je peux alors enfin découvrir son doux visage, toucher son petit bras potelé et sentir cette odeur qu'il dégage, celle qu'il y avait à l'intérieur de mon ventre. C'est ce bref instant qui a été le meilleur car de suite après j'ai commencé à oublier que mon bébé était sur moi. Oui oublier, car j'avais mal, je souffrais alors que je ne voulais qu'une chose : contempler ma merveille, le fruit de notre amour. 

Je le trouve beau, il ressemble à son papa comme deux gouttes d'eau c'est dingue! Je remarque entre 2 sensations désagréable, qu'il a le bout du nez rouge. On me dira plus tard que c'est un angiome. La sage femme ne me laisse pas de répit après la délivrance si rapide. Je la sens essuyer au niveau de la sortie, là où est passé mon bébé, je ne vous fait pas de dessin... J'ai mal, elle n'arrête pas... Je me focalise sur cette gêne, cette douleur alors que mon bébé est là, tout contre moi. C'est plus fort que moi, les minutes passent et je ne suis toujours pas détendue... Pas besoin de 1000 explications je vois au visage de la sage femme que quelque chose l'embête. Elle me regarde et m'explique que je fais une hémorragie, surement un reste de membranes à l'intérieur de mon utérus. 

Tout ce bouscule alors dans ma tête, ça tourne, je commence à avoir peur. Je viens de mettre au monde mon petit garçon et déjà nous allons me l'enlever. La sage femme fait sortir mon homme et notre fils pour les mettre en peau à peau dans la pièce d'à côté. S'en suit beaucoup de monde dans la salle d'accouchement. Une deuxième sage femme, l'infirmière anesthésiste et l'anesthésiste ainsi que la chef de service... On m'explique que comme je n'ai pas eu de péridurale je vais subir une anesthésie générale, la première de ma vie. Je suis endormie très vite, pendant mon sommeil forcé j'entends, sent des choses. C'est très bizarre et même si je suis prisonnière de cette anesthésie j'ai peur. Mon coeur s’accélère, ma respiration à l'inverse devient difficile. Plusieurs minutes plus tard je me réveille tant bien que mal, oxygène sur le nez... J'essaie de voir l'heure mais n'y arrive pas. J'ai l'impression d'être ailleurs. Je veux mon fils! 

Une fois mes esprits repris la sage femme me relève un peu la tête et me dit que c'est bon, tout est terminé. Je demande à ce qu'on ramène mon homme et notre enfant. Ils arrivent enfin, je vois mon bébé en peau à peau contre son père. Je pleur. Je pleur car je n'ai pas pu profiter de ces 1ers instants, en tout cas pas assez à mon goût. Je suis heureuse que mon homme est pu avoir notre petit coeur contre lui, mais je ne peux m'empêcher d'être triste. On entend souvent dire des mamans ayant eu une césarienne qu'on leur a volé leur accouchement et bien moi je le dis : on m'a volé ses premiers instants. 

Certaines comprendrons, d'autres non. Certaines m'ont dit que je devrais être heureuse que lui, en parlant de mon fils aille bien, que le reste n'est que futilité. Je suis heureuse que mon fils ce porte comme un charme bien évidemment, mais je ne peux m'empêcher de penser que j'aurais aimé le découvrir en détail avant qu'on me l'enlève. C'est très dur de devoir se séparer aussi vite de son bébé, vraiment très dur. Ce vilain épisode a été la cause d'un babyblues assez dur. Avec le temps la blessure s'estompe, mais je n'oublierais jamais... 


11 oct. 2015

Remember...


Quand je repense au chemin que nous avons parcouru pour enfin pouvoir agrandir notre famille... Si on m'avait dit il y a quelques mois qu'aujourd'hui je serais enceinte je n'y aurais pas crue. Pour moi je pensais vraiment ne plus réussir à tomber enceinte, même si je sais que je n'étais pas encore passée par toutes les options possible. J'avais l'impression que la vie avait décidée que c'était fini pour moi. 

Et pourtant ça y ai, plusieurs mois plus tard me voici enceinte de mon deuxième enfant. 

Enceinte mais pas zen, contrairement à la grossesse de ma fille je suis pleine de questions et quelques angoisses, pourquoi? On m'a répondu : " Surement car tu l'as désiré longtemps. " Réponse plausible, pour ma fille j'ai eu la chance de tomber enceinte instantanément. Lancement des essais au mois de Mai 2009, enceinte au mois de Juin 2009. Pour cette grossesse le temps d'attente fût bien différent..

Comme quoi il ne faut vraiment pas perdre espoir, j'ai patientée pendant 4 années, 4 années de déceptions, de perte de confiance, fausse couche et grossesse extra utérine. 4 années interminable. 

16 sept. 2015

La grossesse nous change, mais change t elle aussi les autres?!


Je me pose cette question depuis que j'ai annoncé ma grossesse à mes "amies". Certaines ne me donne plus de nouvelles, d'autres ne sont pas les mêmes quand je suis là. Comme ci quelque chose était cassé. Alors je sais, je suis partie en vacances les 2 premières semaines de juillet, en suite avec la grossesse j'ai été très malade (donc resté à la maison), depuis je retourne doucement au centre (centre équestre où est mon cheval ainsi que mes copines) et je sens que ce n'est plus pareil. Je ne fais pas partie des confidences, je ne me sens pas du tout à place.


Ca me fait mal au cœur, je pensais que nous étions vraiment soudées, proches. Au final pas tant que ça... Aucunes n'est venue me voir à l’hôpital durant mon hospitalisation, seulement une m'a envoyé un sms pour prendre des nouvelles... Donc bon, je continue d'y aller mais franchement l'ambiance, du moins pour moi, n'est pas au beau fixe. 

J'aimerais comprendre pourquoi? Je n'ai rien fait de mal. Oui je ne suis pas venue pendant un moment, mais ce n'était pas la joie. J'ai l'impression qu'on m'en veut de ne pas être venue pendant une période mais je n'avais pas le choix... Voilà je sais pas quoi penser, est ce que ça redeviendra comme avant ou est ce que quelque chose c'est réellement brisé? 

Ma famille est plus important que tout mais je suis tout de même déçue...

6 sept. 2015

Hospitalisation...

Après quelques jours de mieux grâce au Primpéran c'est de nouveau la rechute. Je suis extrêmement malade, je vomie à tant que ça peu, je suis faible et ça me vaut même un malaise. Ni une ni deux, Chéri étant au travail j'appel mes parents pour qu'ils n’emmènent aux urgences. Arrivée là bas je retrouve la sage femme que j'avais vue quelques jours avant. Elle me refait un bilan sanguin et appel le médecin de garde. Celui ci me fait une échographie et écouter le coeur de Bébé. D'ailleurs ce petit chanceux ce porte merveilleusement bien, tant mieux... Moi j'ai encore perdue du poids, -7kgs en tout et 15,7 de tension. Le médecin m'explique qu'il souhaite me garder quelques jours afin que je puisse reprendre des forces.


Bon bah c'est partie, perfusion, chambre 412, le temps va être long... Les sages femmes qui défilent au long de mon séjour semble ne pas vouloir croire à mon mal être, on dirait qu'elles me prennent pour une hypocondriaque qui exagère ses symptômes. Arf, ça ce voit qu'elles ne vivent pas ce que j'ai vécue... Ma perte de poids et mon malaise devrait pourtant leur montrer que je ne mens pas. Enfin bon, ce n'est pas grave... 


La perfusion me fait un bien fou, je dors beaucoup mais je ne vomie plus. Je réussie à m'alimenter un minimum. Mes repas sont 1 voir 2 tranches de pain et un verre d'eau. J'arrive enfin à garder quelque chose! Le temps est long, je n'ai aucunes visites à part celle de mon homme & ma fille ainsi qu'une amie qui est venue. 

Le jour de ma sortie (3 jours) je vois l'interne devant qui je craque complètement, c'est plus fort que moi je fonds en larmes... Je suis fatiguée d'être malade et de ne rien pouvoir faire à part accompagner et aller chercher ma fille à l'école. Il m'explique qu'il me re prescrit de Primpéran mais sous autre forme. On verra ce que ça donne... Avant ça il me fait un electro cardiogramme (ECG) car j'ai un rythme cardiaque élevé (ça même sans être enceinte). Les résultats sont satisfaisants je peux enfin rentrer chez moi! 


"Un coeur pour toi maman"


24 juin 2015

La vie et ses nombreuses épreuves...

Les rencontres dans la vie sont comme le vent. 

Certaines vous effleurent juste la peau, d'autres vous renversent. "


Et oui, cette citation est tellement vraie. On fait des rencontres, on passe du bon temps avec, on échange beaucoup de choses quelles soient futiles ou intimes puis du jour au lendemain : plus rien. Pourquoi?! Sur le moment je ne pensais jamais perdre ses quelques personnes et pourtant aujourd'hui je n'ai plus aucunes nouvelles, rien. J'apprends des choses via les réseaux sociaux, sinon je ne serais au courant de rien. Grossesse, déménagement, rupture... Bref, beaucoup de choses que normalement, entre ami(e)s, on se le dit. 
Je suis déçue de m'être attaché à des personnes, donné de mon temps, de ma patience, bref. J'ai fait beaucoup de choses pensant que ce serait réciproque un jour, pourtant non. 

Aujourd'hui j'ai appris une grossesse, c'est même une fille, ça fait donc un petit moment. Je n'ai pourtant pas eu de message que ce soit par sms ou par facebook. Je pensais qu'une nouvelle comme ça s'annonçait aux "amies". Et bien pas pour tout le monde. Je constate que nous n'avons pas du tout le même sens du mot "amitié". C'est comme ça.

Ainsi va la vie, mais je peux vous dire qu'aujourd'hui je ne m'attache plus amicalement. Je comptes mes vrais amis sur les doigts d'une main et ça me suffit amplement. Mon article ne sert pas à grand chose, mais ça me fait du bien de l'écrire. Je suis tellement dégouttée, surtout trop bonne, trop conne. Je ne me ferais plus avoir, comme ont dit : On apprend de ses erreurs, merci la vie.